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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 06:38

ARTICLE PREMIER de la CONSTITUTION (extrait) : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. …. ».

L’inscription de la laïcité dans le texte constitutionnel est le résultat d’un long et difficile combat qui s’est achevé par la loi de 1905 dite de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Combat que Victor Hugo avait longtemps avant signifié ainsi : « l’Eglise chez elle et l’Etat chez lui », ceci afin que chacun se mêle de ses oignons et qu’il soit permis aux citoyens le vivre ensemble, aussi afin que les affaires privées n’interfèrent pas dans les affaires publiques.

La plupart des représentants politiques se sont tenus au respect de cette laïcité et à sa défense. De Gaulle, catholique avéré, avait eu à l’égard de son neveu ces paroles: « Tu n’es pas l’aumônier de l’Elysée, c’est une messe privée que tu célèbres car je ne suis pas le président des catholiques mais de tous les Français ». Représentant de l’Etat, il ne s’est jamais rendu à Rome dans l’exercice de sa charge.

Ces dernières décennies, Valéry Giscard d’Estaing, bien avant de vouloir inscrire dans le TCE la référence chrétienne, se rendait alors qu’il était président de la République en visite officielle à Rome. Plus tard Nicolas Sarkozy mit ses pas dans les siens. Dernièrement Manuel Valls, en sa qualité de chef de gouvernement (et donc approuvé par le Président Hollande), fit de même. En une autre occasion, il s’était justifié ainsi : « Quand on est le représentant du gouvernement, on se doit d’honorer les cultes qui font partie de notre histoire et de la société française ».

« Honorer les cultes ». A l’évidence, Manuel Valls n’a pas compris le sens profond de la laïcité, le contenu de la loi de 1905. Ou bien, ayant compris, préoccupé de politique politicienne et de son avenir personnel, il entend flatter et gagner les suffrages de ceux qui pourraient être sensibles à sa posture. Triste sire !

Une seconde observation fait jour. Une filiation apparait, qui, partant de Valéry Giscard d’Estaing, passant par Sarkozy, aboutit à Valls. Certainement permet-elle de mieux comprendre la politique conduite par ce Rastignac qui n’a de républicain que le mot porté en bandoulière et dont la droite s’accorde pour le reconnaître comme un des siens.

http://www.ufal.info/portail/lufal-denonce-visite-du-premier-ministre-valls-au-vatican/9019

http://blogs.mediapart.fr/blog/raymond-defosse/250414/week-end-rome

http://www.marianne.net/Laicite-Valls-a-besoin-de-reperes-pas-de-Saints-Peres-_a238322.html

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commentaires

Il Rève 29/04/2014 07:25

Il est temps que l'instituteur remplace le prêtre dans la raison des responsables politiques. Cette introduction du sacré catholique dans la cour de la laïque République aménage un espace commun là où le "temporel" doit rester éloigner du "spirituel". Cet embryon de communautarisme ne peut que desservir les projets généraux et universels de la République indivisible. A moins de vouloir transformer la République en une série de communautés religieuses et a laïque. Mais l'histoire ne se refait jamais à l'envers.

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