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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 18:54
  • Alors ? Qui est passé chez toi ?
  • Chez nous, y avait qu’une liste. On s’est mis d’accord. Pas de politique ! La liste va de l’UMP aux communistes. Moi, je me suis pas représenté, c’est ma fille qui a pris ma place.

Celui qui répond est communiste. Apparenté à un homme politique dont il partage le patronyme, communiste jadis célèbre. Celui qui répond est un homme tranquille et estimable.

En quelques mots est exposée la déliquescence de la conscience, de la réflexion et de la responsabilité politique ; de gauche naturellement, celle de droite perdure sans effort, chaque pouce de terrain cédé l’établit, la conforte. Ainsi est atteint le degré zéro de la démarche basique politique qui donne à comprendre au citoyen lambda qu’il n’y a pas de différence entre un projet de gauche et de droite.

C’est, comme il se doit, une liste d’intérêt communal. C’est ainsi qu’est qualifié l’inqualifiable pour masquer soit qu’on est de droite soit qu’on a rendu les armes. Est-il possible, envisageable, que des listes aux couleurs politiques affichées, aux options différentes voire divergentes, puissent être là pour ne pas œuvrer à l’intérêt communal ? Un projet de gauche est-il copie d’un projet de droite, et vice versa.

Il s’agit de faire de la gestion. Piètre justification ! Que gèrent-ils de plus qu’une municipalité qui afficherait son appartenance ?

La pensée devient lisse, atone, sans relief. Celui qui pratique la peinture sait que du mélange de toutes les couleurs de la palette en sort une qui est celle de la m... Essayez, vous verrez !

Pire encore, l’apolitisme, ou le supposé tel, n’est que glissement progressif à droite. Le rouge rosit, le rose pâlit, pour finir devient blanc cravaté de bleu. La pensée tiède est la perte de la gauche.

Plus facile aujourd’hui d’afficher son orientation sexuelle que politique. Nul n’ose plus dire qui il est, par calcul ou par peur. La politique n’a plus droit de cité. Elle n’est plus revendiquée. Les listes ne disent plus leur appartenance. Elles se cachent derrière des formules aussi creuses que vaseuses : « Ensemble pour… ». Au gros bourg voisin, 2 listes concurrentes, en panne d’imagination ou pour mieux tromper, proposaient l’étiquette « Ensemble… », sans être arrivées à se mettre ensemble ce qui était pourtant leur appel et leur projet.

Le gouvernement Sarkozy s’était attaché les services de prétendus socialistes (Kouchner, Bockel,…). Celui de Hollande renoue avec Jouyet qui ne revient pas d’une aventure avec Sarko puisqu’il ne part pas de l’Elysée où après avoir été le conseiller de l’un il devient celui de l’autre. Amours ancillaires pour une tambouille toujours libérale. Tant de passerelles, entre la droite et ce qui est supposé être la gauche, laissent pensifs.

Le glissement de la gauche vers la droite dans les petites communes est à l’image du même glissement qui est observé au plus haut niveau du pays. Aussi réveiller la conscience politique des citoyens est d’une brûlante nécessité. La démocratie suppose le débat, l’opposition. Pas le maelstrom. Pas la consanguinité. La gauche a tout à perdre dans cette communion visqueuse. La droite tout à y gagner.

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Il Rève 18/04/2014 21:20

"Alors ? Qui est passé chez toi ?"
Comme souvent les grues sont passées en Mars, du Sud au Nord. Elles nous ont annoncé le réchauffement printanier. Elles repasseront en Octobre ou Novembre mais cette fois du Nord au Sud et il faudra prévoir les couvertures. Ainsi vont les grues tantôt au Nord tantôt au Sud. Mais elles savent ce qu’elles veulent. La chaleur. Elles n’ont pas perdu la boussole. Elles vont là où elles trouveront les meilleures conditions climatiques de vie.
Les citoyens, eux, cherchent la voie du meilleur bien être possible. Ayant fait la voie vers la droite, puis plus tard la voie vers la gauche, ils semblent se diriger contre toute attente et à l’encontre de la leçon des grues vers un extrême contradictoire. Ils ont perdu la boussole. Et ne fondent leur choix que sur parole, sans en référer aux faits, sans regarder le ciel et l’étoile du berger. Le discours les emporte vers des contrées improbables et excluantes ; Mais ils ne le savent même plus. Ne regardant plus le ciel ils en ont perdu le Nord.



"Nul n’ose plus dire qui il est, par calcul ou par peur."

Le politique existe-t-il encore ? Incarné par les multiples responsables élus aux différentes missions des multiples échelons des responsabilités. Oui. Mais que devient il ce politique, au niveau du citoyen qui vote un jour NON et qui se retrouve le lendemain contredit par un OUI tout aussi légitime ? Légitime, oui, car émanant d’une décision d’une institution démocratiquement reconnue. Légitime, oui, mais contraire aux intérêts du citoyen qui pense encore NON. Ce n’est pas le citoyen qui n’ose plus dire qui il est politiquement, c’est le système démocratique défaillant qui le destitue de son autorité, qui le rend illisible, inaudible.


"Le glissement de la gauche vers la droite dans les petites communes est à l’image du même glissement qui est observé au plus haut niveau du pays."
Mais il n’y a glissement de la gauche vers la droite que lorsque les responsables de gauche tiennent des propos et des propositions de droite. Là où les impétrants tiennent ferme sur les principales revendications des ouvriers, des paysans et des travailleurs (en finir avec le chômage, en finir avec la finance, en finir avec l’Europe, en finir avec les scandales)
, on n’observe un glissement parfois impressionnant . . . à gauche.

"Aussi réveiller la conscience politique des citoyens est d’une brûlante nécessité."
Comment une conscience se réveille t elle ? Et à quel moment ? Et par quels moyens ? Pas faciles comme questions. Mais allons au plus simple. Prétendre vouloir réveiller la conscience politique des citoyens suppose de concevoir cette conscience comme endormie, somnolente, reposante. Est-ce bien ce constat que l’on peut faire ? On peut répondre oui quand on présuppose que les citoyens doivent de toute façon voter majoritairement pour « la gauche », que c’est leur évidence, que c’est là où bat leur cœur. On se rend bien compte que cette réponse ne tient pas compte des circonstances dans lesquelles une conscience apparait. Car dans les conditions où
Se trouve cette conscience (augmentation du chômage, diminution du pouvoir d’achat, augmentation des impôts, diminution des charges patronales, accentuation des particularismes, augmentation du nombre des « affaires », exclusion de tout ce qui n’est pas conforme . . .) elle ne peut qu’exprimer un désaccord parfait. D’où la non acceptation du suffrage universel comme solution possible aux problèmes sus cités, et le vote, réel bien que limité,
pour le FN, le parti qui ne fait plus peur, et qui propose des solutions radicales encore jamais mises en œuvre, du moins récemment, dans le paysage politique français.

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