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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 06:46

S’il y a bien une Europe, s’il y a bien un euro, ni l’un ni l’autre ne sont favorables aux peuples.

Jusqu’ici les citoyens européens avaient l’idée qu’il finirait bien par sortir quelque chose de bon de tout cela. Ils constatent amèrement que ce n’est pas le cas.

L’Europe telle qu’on l’a fait miroiter n’a jamais vu le jour.

Point d’Europe politique, point d’Europe sociale, point d’Europe riche dispensant ses bienfaits à tous. Mais une Europe riche entièrement au service du libéralisme, de la finance, des multinationales qui font leur gras sur la peau des travailleurs européens rendus à la compétition entre eux et à l’esclavage en partage.

L’euro qui devait être le ciment d’une Europe fraternelle, confiée à quelques libéraux enfermés dans le bunker de la BCE dont la politique échappe à tout contrôle démocratique, n’a d’autre rôle que d’étrangler les populations européennes.

Cette Europe là avec cet euro là n’est pas faite pour les peuples européens. Cette Europe là avec cet euro là saigne à blanc et dépèce, les uns après les autres, les états d’Europe : le grec, l’italien, l’espagnol, le portugais, le français,….

Nous ne pouvons pas vouloir l’Europe pour l’Europe, l’euro pour l’euro. Cela n’a pas de sens. C’est pourtant le point où nous sommes rendus ce jour tant il nous a été rabâché que nous ne serions pas dans l’histoire, dans la mondialisation (en se gardant bien de signifier laquelle) si nous étions contre l’Europe et l’euro.

L’Europe des peuples, celle des citoyens, celle des travailleurs a été vendue progressivement au libéralisme. De l’espace Schengen (libre circulation des travailleurs mis en concurrence au profit des entreprises), au traité de Maëstricht, en passant par le TCE, le « Manifesto », le MES, bientôt le GMT, chaque jour ajoute une couche libérale supplémentaire, détruisant au passage toutes les conquis sociaux (retraites, sécurité sociale,…), privatisant les services publics, dérégulant dans tous les secteurs,…

S’il avait été mis autant d’ardeur à construire l’Europe sociale, économique, politique qu’à bâtir cette Europe libérale nous aurions à l’instant une autre Europe. Oui, mais voilà, on ne peut suivre 2 lignes politiques contradictoires, on ne peut satisfaire les intérêts du capital et du libéralisme sans qu’il en coûte aux citoyens-travailleurs européens. Le choix a été fait contre les citoyens travailleurs au profit du capital et des rentiers spéculateurs.

Cette Europe là ne nous appartient pas. Ce n’est pas la nôtre.

Cette Europe là, libérale, s’incarne. Elle a nom : Merkel, Sarkozy, Hollande, Rajol, …, tous partisans de l’austérité, de la rigueur, du libéralisme, d’un euro fort, de la contraction des dépenses publiques, de la vente des entreprises d’état, cependant qu’ils ne subissent pas personnellement les effets de la fermeture des délocalisations, ne crèvent pas de faim, ne pas dans jetés à la rue, acculés à pauvreté ou au suicide ....

Cette Europe là, cet euro là, qui désindustrialise, fabrique des millions de pauvres et de chômeurs nous n’en voulons plus.

On ne peut pas vouloir une Europe qui ne défend pas les peuples européens, les citoyens européens, les travailleurs européens.

Que faire ?

Les élections européennes sont là. Les municipales aussi tant la politique qui y est conduite tombe sous le coup des impératifs européens sans que les élus sortants s’insurgent. Pour les citoyens-travailleurs, le temps est là de l’insurrection civique. Une efficace insurrection civique qui passe par les urnes, ne cède pas au désenchantement que traduit l’abstention.

Les politiques libérales peuvent être stoppées. En France comme en Europe.

La France comme l’Europe peuvent être différentes de ce qu’elles sont ce jour si prochainement sont élus des femmes et des hommes qui portent authentiquement des valeurs de gauche.

Fini alors l’Europe que nous subissons si le parlement européen a une majorité de gauche (ce qui est possible), si sont jetés à la poubelle la droite et la « gauche » libérale unies comme cul et chemise. Une opposition sera en place pour refuser le GMT, pour harmoniser les législations sociales vers le haut. Également sera disputé, sans concession, aux tenants du libéralisme, à Merkel, le rôle de la BCE et son euro fort. Et s’il le faut, pour la France, tant les libéraux européens sont têtus, arc-boutés sur leurs égoïsmes, viendra le temps proche de menacer de sortir de l’euro, de sortir s’il le faut afin de reprendre les rênes de notre avenir choisi.

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