Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 04:09

Version modernisée de l’indifférence, la dernière indignité à la mode étant l’indignation, le souhait, s’il en est un à formuler, est que chacun ait l’exigence de la citoyenneté active. Celle qui s’informe, se propose de ne pas rester au spectacle de la vie qui passe, du c’est dégueulasse, du on n’y peut rien, du ce n’est pas la peine, de toutes ces formules qui ne sont qu’alibis pour rester à la quiétude du ne rien faire et du c’est la faute aux autres dont on se plait pourtant à entendre avec une jouissance satisfaite la dénonciation dans une chanson d’Abd Al Malik.

La citoyenneté active exige que nous nous malmenions.

Jeunes ou vieux adultes, parents ou pas, nous la devons aux enfants, que nous soyons fatigués ou pas par le travail, les vicissitudes de la vie.

Préoccupés de l’immédiat, toujours à courir derrière la dernière urgence, nous avons à nous préoccuper de l’inéluctable demain afin qu’il ne soit pas semblable à cet aujourd’hui que nous subissons.

Si le monde est malade, malfaisant, bien avant d’en faire porter la responsabilité à d’autres - politiques, économistes,…- assurons nous que nous faisons notre part pour le changer et qu’il ne soit plus de la sorte. Si le monde est tel, il l’est surtout parce que nous ne nous nous saisissons pas de cette possibilité : l’exercice, indéléguable, de notre citoyenneté qui nous fait responsable de ce qui arrive, de ce qui nous arrive en particulier et à tous.

Parce que nous sommes adultes, parce que nous sommes parents, nous avons l’obligation de ne pas baisser les bras, celle de préparer ce demain différent dans lequel les enfants, nos enfants, vivront. Donner aux enfants d’hériter un monde meilleur et plus juste, tel est notre impérieux devoir. Si nous avons à vivre aujourd’hui, c’est demain qu’il faut penser et préparer. Avec les autres.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Il Rève 12/01/2014 11:32

Ce discours volontariste (citoyenneté active) mais quelque peu culpabilisant (qui nous fait responsable de ce qui nous arrive) invite à nous faire vivre aujourd'hui en préparant demain. Ce saut dans le futur ne peut ignorer que le passé nous délivre inévitablement de la lourdeur de la tâche à accomplir. Nous ne sommes ni des individus côte à côte ni des êtres de l'aujourd'hui. Nos grands parents et nos parents et d'autres, avant eux, se sont battus pour obtenir des conditions de vie meilleures, des mesures démocratiques, sociales et de justice. Et ils y sont parvenus grâce à leurs associations (avec les autres). Il y a cependant, maintenant, une rupture entre ce que désire la majorité et ceux qui dirigent les organisations qui pourraient y contribuer. Et c'est cet espace vidé qui trouble notre avancée dans l'histoire. Abd al Malik peut chanter encore.

Présentation

  • : Exergue
  • Exergue
  • : réflexions sur l'actualité politique, sociale...et autres considérations
  • Contact

Recherche